remi Site Admin

Inscrit le: 20 Nov 2007 Messages: 8 Localisation: Vallée de la Matapédia-Québec-Canada
|
Posté le: Jeu Nov 22, 2007 8:58 pm Sujet du message: Consécration |
|
|
Les étapes de votre consécration à cette association sont les suivantes :
Premièrement :
Faîtes un cœur à cœur avec Dieu, en lui donnant votre intention de Le servir et de servir L'Église catholique romaine, par l'adhésion à cette association et l'acceptation de toutes ses règles. Laissez parler votre cœur, l'Esprit-Saint vous éclairera.
Deuxièmement :
Récitez après votre cœur à cœur avec Dieu, l'hymne de fidélité aux trois Blancheurs.
Troisièmement :
Votre consécration officielle et entière, doit se faire le 25 mars (ou autres dates selon le calendrier liturgique de l'année) en la fête de l'Annonciation et doit être renouvelée à chaque année, à la même date. Si vous le pouvez cette journée, ou sinon les jours suivants, assistez à la sainte messe et offrez devant Dieu après la communion, votre consécration à cette association.
Quatrièmement :
Cette étape est optionnelle, mais combien il serait apprécié et utile à votre âme de l'accomplir.
L'acte de consécration à la vierge Marie, d'après st-Louis-Marie-Grignon de Monfort, est un si bel acte de consécration et d'abandon, entre les mains de notre bonne Mère au ciel, la Sainte Vierge Marie, je vous le conseille fortement, cette consécration est d'une si grande utilité, pour le combat que vous devez mener contre les forces du mal, c'est elle, notre sainte Mère qui écrase la tête de l'antique serpent sous son talon. Couvrez-vous d'une telle armure.
Nota bene : Si le 25 mars, fête de l'Annonciation (ou autres dates selon le calendrier liturgique de l'année) est trop éloignée et que vous désiriez vous offrir maintenant, vous pouvez en attendant faire une pré consécration, faîtes alors seulement, les deux premières étapes de cette consécration, que vous terminerez ensuite à la fête de l'Annonciation, en refaisant entièrement toutes les étapes, pour officialisez votre consécration.
Si vous désirez faire la quatrième étape, voici ce dont vous aurez besoin :
Consécration sous l'esclavage de Marie d'après St-Louis Marie Grignon de Monfort
[Les pratiques intérieures]
51. De plus, prends bien garde de te faire violence pour sentir et goûter ce que tu dis et fais: dis et fais tout dans la pure foi que Marie a eue sur la terre, qu'elle te communiquera avec le temps; laisse à ta Souveraine, pauvre petite esclave, la vue claire de Dieu, les transports, les joies, les plaisirs, les richesses, et ne prends pour toi que la pure foi, pleine de dégoûts, de distractions, d'ennuis, de sécheresse; dis: Amen, ainsi soit-il, à ce que fait Marie, ma Maîtresse, dans le ciel; c'est ce que fais de meilleur pour le présent...
[Les pratiques extérieures]
60. Outre la pratique intérieure de cette dévotion, dont nous venons de parler, il y en a d'extérieures qu'il ne faut pas omettre ni négliger...
[La consécration et son renouvellement]
61. La première, c'est de se donner à Jésus-Christ, en quelque jour remarquable, par les mains de Marie, de laquelle on se fait esclave, et de communier à cet effet, ce jour-là, et le passer en prières : laquelle consécration on renouvellera au moins tous les ans, au même jour.
[L'offrande d'un tribut à la Sainte Vierge]
62. La seconde pratique, c'est de donner tous les ans, au même jour, un petit tribut à la Sainte Vierge, pour lui marquer sa servitude et sa dépendance : ç'a toujours été l'hommage des esclaves envers leurs maîtres. Or, ce tribut [est] ou quelque mortification, ou quelque aumône ou quelque pèlerinage, ou quelques prières. Le bienheureux Marin, au rapport de son frère, saint Pierre Damien, prenait la discipline publiquement tous les ans, au même jour, devant un autel de la Sainte Vierge. On ne demande ni conseille cette ferveur; mais, si l'on ne donne pas beaucoup à Marie, l'on doit au moins offrir ce qu'on lui présente avec un coeur humble et bien reconnaissant...
[La célébration spéciale de la fête de l'Annonciation]
63. La troisième est de célébrer tous les ans, avec une dévotion particulière, la fête de l'Annonciation, qui est la fête principale de cette dévotion, qui a été établie pour honorer et imiter la dépendance où le Verbe éternel se mit en ce jour, pour notre amour...
[La récitation de la Petite Couronne et du Magnificat]
64. La quatrième pratique extérieure est de dire tous les jours, sans obligation à aucun péché, si l'on y manque, la Petite Couronne de la Très Sainte Vierge, composée de trois Pater et de douze Ave, et de réciter souvent le Magnificat, qui est l'unique cantique que nous ayons de Marie, pour remercier Dieu de ses bienfaits et pour en attirer de nouveaux. Surtout, il ne faut pas manquer de le réciter après la sainte communion, pour action de grâces, comme le savant Gerson tient que la Sainte Vierge même faisait après la communion...
[Le port de la chaînette]
65. Le cinquième, c'est de porter une petite chaîne bénite au cou, ou au bras, ou au pied, ou au travers du corps. Cette pratique peut absolument s'omettre, sans intéresser le fond de cette dévotion; mais cependant il serait pernicieux de la mépriser et condamner, et dangereux de la négliger...
Voici les raisons qu'on a de porter cette marque extérieure : 1- pour se garantir des funestes chaînes du péché originel et actuel, dont nous avons été liés. 2- Pour honorer les cordes et les liens amoureux dont Notre Seigneur a bien voulu être garrotté, pour nous rendre vraiment libres; 3- comme ces liens sont des liens de charité, traham eos in vinculis caritatis, c'est pour nous faire souvenir que nous ne devons agir que par le mouvement de cette vertu. 4- Enfin, c'est pour nous faire ressouvenir de notre dépendance de Jésus et de Marie, en qualité d'esclave, qu'on a coutume de porter semblables chaînes. Plusieurs grands personnages, qui s'étaient faits esclaves de Jésus et de Marie, estimaient tant ces chaînettes qu'ils se plaignaient de ce qu'il ne leur était pas permis de les traîner publiquement à leur pied comme les esclaves des Turcs.
O chaînes plus précieuses et plus glorieuses que les colliers d'or et de pierres précieuses de tous les empereurs, puisqu'elles nous lient à Jésus-Christ et à sa sainte Mère, et en sont les illustres marques et livrées ! Il faut remarquer qu'il est à propos que les chaînes, si elles ne sont pas d'argent, soient au moins de fer, à cause de la commodité...Il ne les faut jamais quitter pendant la vie, afin qu'elles nous puissent accompagner jusqu'au jour du jugement.
Quelle joie, quelle gloire, quel triomphe pour un fidèle esclave, au jour du jugement, que ses os, au son de la trompette se lèvent de terre encore liés par la chaîne de l'esclavage, qui apparemment ne sera point pourrie ! Cette seule pensée doit animer fortement un dévot esclave à ne la jamais quitter, quelque incommode qu'elle puisse être à la nature.
ORAISON A JESUS
66. Mon aimable Jésus, permettez-moi de m'adresser à vous pour vous témoigner la reconnaissance où je suis de la grâce que vous m'avez faite, en me donnant à votre sainte Mère par la dévotion de l'esclavage, pour être mon avocate auprès de votre Majesté, et mon supplément universel dans ma très grande misère. Hélas! Seigneur, je suis si misérable que, sans cette bonne Mère, je serais infailliblement perdu. Oui, Marie m'est nécessaire auprès de vous, partout : nécessaire pour vous calmer dans votre juste colère, puisque je vous ai tant offensé tous les jours; nécessaire pour arrêter les châtiments éternels de votre justice que je mérite; nécessaire pour vous regarder, pour vous parler, vous prier, vous approcher et vous plaire; nécessaire pour sauver mon âme et celle des autres; nécessaire, en un mot, pour faire toujours votre sainte volonté et procurer en tout votre plus grande gloire.
Ah ! que ne puis-je publier par tout l'univers cette miséricorde que vous avez eue envers moi ! Que tout le monde ne connait-[il] que, sans Marie, je serais déjà damné ! Que ne puis-je rendre de dignes actions de grâces d'un si grand bienfait ! Marie est en moi, haec facta es mihi. Oh ! quel trésor ! Oh ! quelle consolation ! Et je ne serais pas, après cela, tout à elle ! Oh ! quelle ingratitude, mon cher Sauveur ! Envoyez-moi plutôt la mort que ce malheur m'arrive : car j'aime mieux mourir que de vivre sans être tout à Marie. Je l'ai mille et mille fois prise pour tout mon bien avec saint Jean l'Evangéliste, au pied de la croix et je me suis autant de fois donné à elle; mais, si je ne l'ai pas encore bien fait selon vos désirs, mon cher Jésus, je le fais maintenant comme vous le voulez que je le fasse; et si vous voyez en mon âme et mon corps quelque chose qui n'appartienne pas à cette auguste Princesse, je vous prie de me l'arracher et de le jeter loin de moi, puisque, n'étant pas à Marie, il est indigne de vous.
67. O Saint-Esprit ! accordez-moi toutes ces grâces et plantez, arrosez et cultivez en mon âme l'aimable Marie, qui est l'Arbre de vie véritable, afin qu'il croisse, qu'il fleurisse et apporte du fruit de vie avec abondance. O Saint- Esprit ! donnez-moi une grande dévotion et un grand penchant vers votre divine Epouse, un grand appui sur son sein maternel et un recours continuel à sa miséricorde, afin qu'en elle vous formiez en moi Jésus-Christ au naturel, grand et puissant, jusqu'à la plénitude de son âge parfait. Ainsi soit-il.
ORAISON A MARIE
Pour ses fidèles esclaves
68. Je vous salue, Marie, Fille bien-aimée du Père Eternel; je vous salue, Marie, Mère admirable du Fils; je vous salue, Marie, Epouse très fidèle du Saint-Esprit; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon coeur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre. Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplait à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira. Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de sa présence; que l'incendie de la charité de votre coeur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien; que vos vertus prennent la place de mes péchés; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur; que je n'aie point d'autre coeur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous.
69. Je ne vous demande ni visions, ni révélations, ni goûts, ni plaisirs même spirituels. C'est à vous de voir clairement sans ténèbres; c'est à vous de goûter pleinement, sans amertume; c'est à vous de triompher glorieusement à la droite de votre Fils dans le ciel, sans aucune humiliation; c'est à vous de commander absolument aux anges et aux hommes et aux démons, sans résistance, et enfin de disposer, selon votre volonté, de tous les biens de Dieu, sans aucune réserve. Voilà, divine Marie, la très bonne part que le Seigneur vous a donnée et qui ne vous sera jamais ôtée; et ce qui me donne une grande joie. Pour ma part, ici-bas, je n'en veux point d'autre que celle que vous avez eue, savoir : de croire purement, sans rien goûter ni voir; de souffrir joyeusement, sans consolation des créatures; de mourir continuellement à moi-même sans relâche; et de travailler fortement jusqu'à la mort, pour vous, sans aucun intérêt, comme le plus vil de vos esclaves. La seule grâce que je vous demande, par pure miséricorde, c'est que, tous les jours et moments de ma vie, je dise trois fois Amen: Ainsi soit-il, à tout ce que vous avez fait sur la terre, lorsque vous y viviez; Ainsi soit-il, à tout de que vous faites à présent dans le ciel; Ainsi soit- il, à tout ce que vous faites en mon âme, afin qu'il n'y ait que vous à glorifier pleinement Jésus en moi pendant le temps et l'éternité. Ainsi soit-il.
LE MAGNIFICAT
Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au coeur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, -- selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais ! |
|