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TRIUM CANDORUM CUSTODIA
(GARDE DES TROIS BLANCHEURS)
- MAGNAE NAVIS SUMMUS DUX
(COMMANDANT SUPRÊME DU GRAND VAISSEAU) « Le Pape »
- AUXILIUM CHRISTIANORUM
(SECOURS DES CHRÉTIENS) « La Sainte Vierge Marie »
- SALUS CREDENTIUM
(SALUT DES CROYANTS) « Le Saint-Sacrement »
DESCRIPTION DES GRANDES ARMES DE LA COMMUNAUTÉ
«Cliquez pour voir l'armoiries»
Meublé en parti du chef dextre, du pavillon des états pontificaux, demeure du Pape légitime.
Meublé en parti du chef senestre, de gueules teintés, d'un radieux Saint-Sacrement de Jésus le Christ Sauveur des hommes.
Meublé en fasce, sur fond azuré, d'un M marial doré, entouré de trois lys royaux argenté et de deux roses de gueules.
Meublé en champagne, d'un tableau du rêve des deux piliers de Saint-Jean de Bosco, décrivant les trois blancheurs que sont le Pape, la sainte Vierge Marie et le Saint-Sacrement de l'autel.
Le blason est entouré d'un lambrequin doré et bordé de gueules, enlacé de soutiens sinoples de rameaux d'oliviers, meublé aux extrémités d'un Sacré-Cœur de Jésus et d'un Cœur Immaculé de Marie, le lambrequin portant l'inscription de gueules du nom de la communauté, « TRIUM CANDORUM CUSTODIA » et surmonté en son centre d'une croix de saint-Benoît.
Le blason est surmonté d'un lambrequin de sinople, bordé d'or, ayant les inscriptions et titres en sable des trois blancheurs « MAGNAE NAVIS SUMMUS DUX », « AUXILIUM CHRISTIANORUM », « SALUS CREDENTIUM », qui lui-même est surmonté des trois écussons de chaque division de la garde soit; « APOSTOLI », « CUSTODES » et « AQUARII ».
Les armes de la communauté sont sur fond d'azur et surmontées d'une colombe d'argent, figure de l'Esprit-Saint de Dieu.
(Description non compétente et non conforme de l'armoirie ; faute de mieux.)
DESCRIPTION DU RÊVE DES DEUX PILIERS
( Saint-Jean de Bosco )
Je vais vous raconter un rêve. Il est vrai que celui qui rêve ne raisonne pas. Toutefois, moi qui vous raconterais même mes péchés si je n’avais pas peur de vous faire fuir tous et de couler la maison, je vous le raconte pour votre utilité spirituelle. J’ai fait ce rêve il y a quelques jours (fin mai 1862).
Don Bosco vit la mer, et là, rangée en bataille, des vaisseaux innombrables remplis d'armes de toutes sortes. Cette immense armada s'apprête à livrer un assaut sans merci à un grand et majestueux vaisseaux, lequel commande à toute une flottille massée contre ses flancs.
Et la bataille navale s'engage. Or, le vent s'est levé et la tempête se déchaîne. La mer démontée favorise les assaillants. Soudain, voici qu'apparaissent, dominant les flots en furie, deux colonnes. L'une, la plus grande, porte sur son faîte une lumineuse hostie, et sur le fût, cette inscription : "SALUT DES CROYANTS". L'autre où sont gravés ces mots : "SECOURS DES CHRÉTIENS", est surmontée d'une statue de la Vierge Immaculée, ayant un chapelet passé à son bras. Le socle des colonnes est garni d'ancres, de crochets et de chaînes. L'assaut tourne à l'avantage des agresseurs. C'est alors qu'apparaît à la proue du grand vaisseau l'homme qui en assume le commandement. Et c'est le Pape. D'où il devient désormais fort clair qu'il s'agit de la Nef de l'Église. Le commandant suprême du grand Vaisseau (le Pape) convoque à son bord les capitaines des vaisseaux auxiliaires (les Évêques) afin de délibérer des décisions à prendre.
La tempête, un instant apaisée, se ranima plus violente, obligeant chacun des capitaines à regagner son navire. Une accalmie se fit sur la mer et l'hostilité des ennemis parut fléchir. La grande Nef reprit sa route. Le pilote suprême en profite pour appeler de nouveau les autres pilotes à son bord.
Mais voici, soudain, que la tempête une fois encore se déchaîne, plus violente que jamais. Mais les colonnes sont toujours là, dressées immobiles sur la mer en furie. Et le Pape, tenant ferme la barre, s'efforce de maintenir la Nef entre elles deux. Or, le Navire est assailli de toutes parts et de toutes les manières. Les vaisseaux ennemis vomissent le feu de toutes les gueules de leurs canons, ou foncent sur lui, le frappant de leurs étraves cuirassées.
Pourtant, quelque acharnement qu'ils mettent en leurs assauts, et quelques très grands dommages qu'ils infligent, les efforts des ennemis ne peuvent venir à bout de la grande Nef. D'un formidable coup de sa proue, un vaisseau des assaillants ouvre une large blessure dans le flanc de la Nef de l'Église. Mais un souffle mystérieux, venu des Colonnes, referma la brèche par où allait s'engouffrer la mer. La confusion se met alors dans la flotte ennemie. Dans le vacarme énorme du combat, ses propres vaisseaux se heurtent entre eux, se brisent et coulent. « L'ennemi entreprend alors sur les ponts un corps à corps furieux; les mains et les poings se tordent dans la mêlée, pendant que pleuvent blasphèmes et malédictions. »
« Tout à coup le Pape lui-même est frappé. Il tombe, ses sujets le relèvent; mais un deuxième coup l'abat; il est frappé à mort. Un cri de victoire retentit. Sur les vaisseaux ennemis on exulte et on danse. »
« La mort du Pape est à peine connue que le successeur est élu. Les adversaires perdent courage. Le nouveau Pontife passe à travers tous les obstacles et conduit le Vaisseau entre les deux Colonnes, où il amarre solidement la proue à la Colonne de l'Hostie et la poupe à celle de la Vierge. « Alors, panique générale, désordre indescriptible. Tous les ennemis se dispersent. Leurs navires se heurtent et se brisent. Ceux qui coulent tâchent de faire couler les autres.
Quelques vaisseaux qui avaient lutté vaillamment, pour le pape viennent, eux aussi, s'attacher aux colonnes. D'autres qui, loin du danger, avaient attendu prudemment la victoire, suivent leur exemple.
« Sur la mer règne maintenant un grand calme. »
HYMNE DE FIDÉLITÉ AUX TROIS BLANCHEURS
Dans le tumulte de la mer,
vogue ce beau grand vaisseau,
et l'élu de Dieu, tenant de Pierre,
guide les fidèles, sur les grandes eaux.
Venez à bord, car il y a guerre,
unissez-vous au porte flambeau,
naviguant droit, malgré ces pairs,
tenant le cap, parmi les flots.
Tant d'ennemis, l'entourent, l'enserrent,
de toutes parts, viennent les assauts,
mais la grande Nef, toute belle et fière,
vainc les malheurs, grâce au Très-Haut,
car elle s'arme, pour vaincre les enfers,
de l'Amour d'une Mère et du Sang d'un Agneau.
Réfugiez-vous, au très sûr repère,
du grand Navire, blindé de sept sceaux.
Car ce temps est venu, où trompettes et tonnerres,
rassemblent les troupes, sous l'unique drapeau.
afin que gloire soit rendue, à l'Amour Trinitaire,
et que vienne Son Règne, et les temps nouveaux.
RÈGLES DE LA COMMUNAUTÉ
I-- La confession mensuelle, est d'absolue nécessitée,
pour terrasser l'orgueil et acquérir l'humilité.
II-- D'un chapelet quotidien, vous devez être armé,
mais par le saint Rosaire, moult démons enchaînés.
III--Tous les dix commandements, vous devez respecter,
et vos tares vénielles, hâtez-vous de mater.
IV-- Sur les Vins et Pains bénis, vous devez professer,
que le Christ de sang et de corps, se donne tout entier.
V-- Sur la Vierge Marie, croyez et chantez,
en ses grâces et ses gloires, dont Dieu l'a comblé.
VI-- Respect, obéissance et amour, au Pape que Dieu a sacré,
en tous temps en tous lieux, où son trône est ancré.
VII-- À l'office du dimanche, vous devez assistez,
sauf pour de rares exemptions, que l'Église a dictées.
VIII-- Défendre sans peur, lorsqu'elles sont outragées,
nos TROIS BLANCHEURS, qui nous ont tout données.
IX-- Il vous est grandement conseillé, qu'à chaque semaine passée,
une pieuse heure soit donnée, aux Saint-Sacrement adoré.
X-- Tout avant de communier, l'heure de jeûne vous observerez,
sans rien boire ni manger, mais davantage vous le pouvez.
XI-- Tous les jours vous devez, pour le Pape bien-aimé,
le bon Dieu, implorer, de sans cesse le guider.
XII-- Consacrez-vous à Dieu, en cette pieuse communauté,
par vos mots d'amour et notre Hymne de fidélité,
qu'aux fêtes de l'Annonciation, années après années,
votre offrande au bon Dieu, soit sagement renouvelée,
il serait aussi souhaité, que toujours vous vous donniez,
par l'acte de St Grignon, à la Vierge Immaculée.
EXPLICATIONS DES RÈGLES
Règle première :
Comme personne n'est à l'abri de péché et que par le délaissement de cette sainte habitude de la confession qui sévit en nos jours, plusieurs ont laissés ainsi le malin s'insinuer petit à petit dans leurs âmes et faire croître de terribles plants d'orgueils, produisant tant de fruits d'égarements et d'impuretés. Tous ces horribles fruits assèchent l'âme, en tarissant la source où les grâces de Dieu pourraient venir s'implanter. Cette source, c'est notre humilité et en ne se reconnaissant plus pécheresse, l'âme devient orgueilleuse et par ce fait, Dieu ne se plait plus autant en elle et la laisse entre les mains du malin, car l'âme la préférée à son Amour Divin. Mais Il espère toujours au retour de cette âme par le bienfait d'une confession sincère et salvatrice.
Règle deuxième :
L'accomplissement quotidien de cette belle prière du chapelet, est une saine habitude de vie, qui appelle à l'aide notre bonne Mère au ciel, celle qui est appelée « AUXILIUM CHRISTIANORUM » «SECOURS DES CHRÉTIENS », la Sainte Vierge Marie. Cette prière est un doux chant de louanges quotidien des bontés de Dieu, elle honore les grâces et vertus dont Dieu dans son Amour infini a recouvert celle qui a portée notre Sauveur. La Vierge Marie est d'un secours si puissant pour nous auprès de son Fils bien-aimé notre Dieu Rédempteur, comment pouvons-nous nous priver d'une aide si précieuse, c'est pourquoi je recommande très fortement à tous cette prière, le chapelet ou mieux encore le Rosaire quotidien. Elle est une grande chaîne que nous confectionnons et que nous offrons à Marie pour qu'elle enchaîne les démons, les nôtres et ceux qui sévissent partout dans le monde.
Règle troisième :
« Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 48) » Dieu a mis entre les mains de Moïse les tables de la Loi et cette même Loi nous apprend à nous perfectionner, à nous défaire des penchants malsains qui resurgissent si souvent et entravent notre sanctification. Alors, être parfait n'est certainement pas un état très facile à atteindre, mais c'est un but si saint et notre Seigneur Jésus-Christ nous en a montré le chemin et cette voie est bien étroite. Il n'y a pas d'autres chemins pour ceux qui connaissent et croient au Dieu fait homme. « N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. (Mt 5, 17) » Alors, mettez de grandes ardeurs à vous perfectionner, en suivant les dix commandements de Dieu et aussi d'aimer nos frères et sœurs en ce monde comme Dieu nous le demande et à corriger sans cesse nos déviances.
Règle quatrième :
Comme la toujours professée l'Église catholique, oui le corps et le sang et même l'âme et la divinité du Christ sont bien présent tout entier, dans le pain et le vin consacré par le prêtre, alors il est un devoir et une obligation dans cette communauté, de professer ce dogme de l'Église catholique et de donner à ce pain et ce vin bénis tout le respect qui leur est du. Quiconque de la communauté n'affirme plus ce dogme, se verra offrir de sévères avertissements et même l'expulsion si il y a persistance dans cette hérésie. Il est recommandé que la communauté prie pour cette malheureuse âme, qui serait tombée dans un tel piège du démon, pour que, par la grâce de Dieu, elle puisse se libérer de ses entraves maléfiques.
Règle cinquième :
En cette communauté, il est d'obligation de croire et de professer, tout ce que l'Église catholique romaine enseigne sur notre bonne Mère au ciel, la Sainte Vierge Marie. Tous les dogmes, titres et fêtes que l'Église par le Saint-Esprit de Dieu, offre aux fidèles en honneur de ses gloires. La Sainte Vierge Marie montée corps et âme vers le ciel, l'Immaculé, Mère de Dieu et Mère de l'Église, la toujours Vierge. Elle est d'un grand secours pour nous auprès de son bien-aimé Fils, notre Sauveur Jésus-Christ. Marie notre mère à tous est pour nous pauvres créatures, l'un des modèles les plus merveilleux que le Père Tout-Puissant offre à l'humanité toute entière. Ne nous en privons pas, car Elle prend exemple sur son Fils et nous mènera vers le Père assurément.
Règle sixième :
Dieu a voulu bâtir son Église sur Pierre et sa construction se poursuit jusqu'à la fin des temps sur les successeurs du grand apôtre. Que serait devenu l'Église, si les Pierres sur lesquels elle s'est bâtie avaient été supprimés, elle se serait comme bien des sectes en ce monde écroulée et éparpillée pierre par pierre, divisée par le maître des divisions, celui qui enseigne la désobéissance. Alors oui, respect, obéissance et amour envers notre Pape bien-aimé, ne tombez pas dans le piège du diviseur comme tant de tièdes catholiques d'aujourd'hui. Ne prenez pas le risque de pécher contre le Saint-Esprit, puisque c'est par Lui que le Pape présent nous a été donné. Légitimement élu, aucun Pape digne de ce nom ne s'attaquera aux deux piliers de l'Église, soit l'Eucharistie et la Vierge Marie, si quelqu'un s'avisait de faire tomber ces piliers, de protestantiser la Sainte Eucharistie en niant la présence réelle du Christ et de nier les dogmes de la Sainte Vierge Marie, alors ce serait la preuve de l'illégitimité de l'élection de cet imposteur. Que Dieu nous en garde. En tous lieux où le Pape légitime exercera son règne, respect, obéissance et amour vous lui devez, car lui-même vous aime, vous respecte et vous sert au péril de sa vie. Que soit toujours exclus de cette communauté, tous ceux qui malgré vos corrections fraternelles, servent le diviseur et persévèrent dans l'irrespect et la désobéissance envers l'autorité papale.
Règle septième :
Obligation est faites d'assister tous les dimanches à la sainte messe, cette règle de la communauté est primordiale, puisqu'elle est primordiale pour l'Église catholique toute entière, mais malheureusement à notre époque, cela est grandement négligée. Il est bien décevant de voir que plusieurs disent : « Seigneur, Seigneur je t'aime » mais ne prennent pas la peine de Lui rendre visite et d'honorer son saint sacrifice qui nous a mérité le Salut éternel, pauvres âmes, elles sont bien à plaindre, car elles ne voient pas le mal qu'elles se font, à tant négliger Celui qui les aime tant. Il n'y a seulement que de rares exemptions à cette règle et ce sont des raisons de forces majeures, soit : incapacité par maladie, cas de vie ou de mort de ses proches et quelques autres. Alors ne vous privez surtout pas, de rendre visite à chaque dimanche à votre Ami le plus fidèle, le Seigneur Jésus le Christ, l'amitié, ça s'entretient.
Règle huitième :
Il est un devoir pour tous catholiques et plus encore pour les membres de cette communauté, de se tenir informer des règles et positions de l'Église catholique sur de nombreux sujets. Ceux qui dans cette communauté ont les connaissances requises « prêtres, théologiens et toutes autres personnes bien
informer », doivent inculquer aux autres membres les notions nécessaires, du moins une base solide, afin qu'ils puissent mieux être à même de défendre les positions officielles du magistère de l'Église et de sa morale, lorsque dans la vie de tous les jours, des erreurs et de la désinformation circulent sur la position de l'Église catholique romaine. Une diabolique guerre a été déclarée contre l'Église depuis qu'elle est née, mais aujourd'hui cette offensive contre Elle s'accentue grandement, car le temps de Satan s'achève et sa guerre s'intensifie. C'est pourquoi, il est urgent de lever une grande armée, qui ne doit jamais faire couler le sang des hommes, hormis le sien, mais que cette armée ait comme épée ; l'Amour de Dieu, comme armure ; la foi en Dieu et comme monture ; une part des attributs de Dieu. La prière, le jeûne, l'amour, la charité, les sacrifices, l'humilité et tous ce que produit le Saint-Esprit en nous, tout cela sont les armes dont doit se servir cette armée qu'est « TRIUM CANDORUM CUSTODIA ». Je répète, le seul sang qui peut être versé c'est le nôtre, pour le salut de notre âme, pour le triomphe de l'Église et pour la gloire de Dieu, mieux vaut mourir martyr que meurtrier, l'Église a toujours grandie dans son propre sang et diminuer dans celui des autres.
Règle neuvième :
Je vous conseille fortement, si vous en avez la possibilité, d'allez puiser des forces auprès du Saint-Sacrement de l'autel, une heure d'adoration par semaine serait le minimum à offrir à Dieu. Mais vous pouvez en offrir davantage si vous le pouvez, vous n'en serez que plus renforcit, car le Seigneur m'en a souvent fait la preuve, qu'une heure à ses pieds, vous donne plus de courage et de force, pour affronter les épreuves et les combats de la vie d'un chrétien. Les occasions ne manquent pas, surtout quand on s'implique à défendre notre foi, notre Église et notre Dieu et c'est pourquoi je vous conseille, cette bonne habitude d'offrir ainsi une heure à Dieu. Si près de chez-vous, aucunes églises n'offrent la possibilité de faire cette adoration que je vous conseille, il serait utile pour votre bien personnel et pour celui des âmes qui vous entourent, de demander aux prêtres qui desservent votre région, que soit instauré un tel bienfait pour l'Église. Offrez-vous une heure de repos auprès de Dieu, laissez-vous reposer entre ces bras amoureux, pour qu'Il puisse consoler vos peines et guérir vos blessures qu'occasionne votre croix, ne vous privez pas d'un tel réconfort.
Règle dixième :
Un petit sacrifice qui produit de grands effets, est celui de jeûner avant de communier au corps, au sang, à l'âme et à la divinité du Christ, comme le recommande l'Église catholique, une heure avant sans rien boire ni manger. Ce petit jeûne est une bonne habitude que je recommande fortement et que j'aimerais voir respecté dans cette communauté. C'est une grande marque de respect envers le saint sacrifice du Seigneur, que nous recevrons en notre corps, en notre âme et en notre esprit durant la sainte messe. Vous pouvez, si le cœur vous en dit, faire le jeûne naturel comme le recommandais l'Église anciennement, soit de jeûner à partir de minuit, mais cela n'est pas d'obligation, c'est seulement pour les âmes qui en éprouvent le besoin et qui ont la santé nécessaire pour l'accomplir.
Règle onzième :
Notre Pape bien aimé a reçu une bien lourde charge, en recevant de Dieu le fardeau de paître le troupeau. Nous, qui sommes les brebis que Dieu a mises entre ses mains, que deviendrions-nous en cet immense pâturage, entouré d'innombrables loups, sans berger pour nous guider. Puisque nous devons notre sécurité à Dieu et à notre bon pasteur le Pape, sur lequel repose tant de fardeaux, de soucis et de souffrances, nous nous devons de lui en être d'une grande reconnaissance, car il souffre tout cela pour nous, pour l'Église et pour Dieu. Alors je vous recommande d'offrir à chaque jour de votre vie, des prières pour lui, de demander à Dieu de lui offrir son soutien et ses grâces, sa protection et son Esprit-Saint. C'est votre devoir de chrétien et c'est la moindre des choses, de prier pour celui qui vous sert et qui risque sa vie pour vous conduire, par la voie étroite qui mène au Royaume de Dieu. Soyez certains chers frères et sœurs, que Satan s'acharne à le perdre, ou à le faire errer pour que les brebis s'égarent, ou soient sans pasteur pour les guider. Priez, priez pour le Pape chaque jour, pour que Dieu toujours guide son bras.
Règle douzième :
Maintenant, pour tous ceux et celles qui se sentent appelés à servir Dieu, leurs frères et sœurs et l'Église catholique romaine et qui approuvent et acceptent de suivre fidèlement, toutes les règles citées plus haut, sans en négliger, ni renier aucunes, alors, offrez à Dieu, votre âme et votre consécration à cette communauté, à cette armée qui a comme mission, de défendre partout dans le monde les « TROIS BLANCHEURS ».
Les étapes de votre consécration à cette communauté sont les suivantes :
Premièrement :
Faîtes un cœur à cœur avec Dieu, en lui donnant votre intention de Le servir et de servir L'Église catholique romaine, par l'adhésion à cette communauté et l'acceptation de toutes ses règles. Laissez parler votre cœur, l'Esprit-Saint vous éclairera.
Deuxièmement :
Récitez après votre cœur à cœur avec Dieu, l'hymne de fidélité aux trois Blancheurs.
Troisièmement :
Votre consécration officielle et entière, doit se faire le 25 mars (ou autres dates selon le calendrier liturgique de l'année) en la fête de l'Annonciation et doit être renouvelée à chaque année, à la même date. Si vous le pouvez cette journée, ou sinon les jours suivants, assistez à la sainte messe et offrez devant Dieu après la communion, votre consécration à cette communauté.
Quatrièmement :
Cette étape est optionnelle, mais combien il serait apprécié et utile à votre âme de l'accomplir.
L'acte de consécration à la vierge Marie, d'après st-Louis-Marie-Grignon de Monfort, est un si bel acte de consécration et d'abandon, entre les mains de notre bonne Mère au ciel, la Sainte Vierge Marie, je vous le conseille fortement, cette consécration est d'une si grande utilité, pour le combat que vous devez mener contre les forces du mal, c'est elle, notre sainte Mère qui écrase la tête de l'antique serpent sous son talon. Couvrez-vous d'une telle armure.
Nota bene : Si le 25 mars, fête de l'Annonciation (ou autres dates selon le calendrier liturgique de l'année) est trop éloignée et que vous désiriez vous offrir maintenant, vous pouvez en attendant faire une pré consécration, faîtes alors seulement, les deux premières étapes de cette consécration, que vous terminerez ensuite à la fête de l'Annonciation, en refaisant entièrement toutes les étapes, pour officialisez votre consécration.
COMPOSITION DE LA GARDE ET SES OBLIGATIONS PROPRES

Apostoli (Les Apôtres) : Cette première garde se rattache à la première blancheur, « SALUS CREDENTIUM » (SALUT DES CROYANTS) « Le Saint-Sacrement ». Elle est constituée uniquement de prêtres ordonnés par l'Église catholique romaine, consacrés à cette communauté, acceptant et vivant toutes ses règles.
1- Elle a comme principale et primordiale tâche, de se vouer corps et âmes à la distributions des sacrements, de mettre comme saint Jean-Marie Vianney, saint patron des prêtres l'accent sur la confession individuelle, pour que soit reçu dignement, en état de grâce, la Sainte Eucharistie qui fait produire tant de fruits pour l'âme qui l'a reçoit ainsi.
2- En plus de cette tâche immense, les Apostoli défendront et enseigneront sans cesse, sans peur des contrecoups, la position officielle du Pape et de l'Église catholique romaine, sur les sujets moraux de l'actualité, soit dans leurs homélies, dans des catéchèses ou tout autres occasions propices à cela, afin que le peuple puisse mieux comprendre les enjeux de notre temps et ne point se laisser égarer par la morale douteuse de nos sociétés modernes.
3- Cette première garde à comme obligation de promouvoir et de mettre à la disposition des fidèles, l'adoration du Saint-Sacrement dans chaque église dont elle a la charge, afin que de chaque église s'élèvent vers les cieux, des bouquets d'amoureuses louanges et qu'ainsi viennent sur chacune de ces églises, les indispensables bénédictions de Dieu.

Custodes (Les sentinelles) : Cette deuxième garde se rattache à la deuxième blancheur, « MAGNAE NAVIS SUMMUS DUX » (COMMANDANT SUPRÊME DU GRAND VAISSEAU) « Le Pape ». Elle est constitué surtout de théologiens séculiers ou ordonnés, ou de tout homme ou femme de la hiérarchie de l'Église catholique romaine (de moniale jusqu'au Pape même) et aussi de simples fidèles. Tous doivent avoir d'assez bonnes connaissances, du Magistère et de théologie pour faire partie des Custodes, afin d'être efficace dans la défense de la foi, de l'Église, des fidèles et de Dieu. Tous doivent être consacrés à cette communauté pour en faire partie, acceptés et vivres toutes ses règles.
1- Elle a comme devoir premier de défendre, sans peur des contrecoups de toutes sortes, la position officielle du Pape et de l'Église catholique romaine sur les sujets moraux de l'actualité, afin que le peuple puisse mieux comprendre les enjeux de notre temps et ne point se laisser égarer par la morale douteuse de nos sociétés modernes et contrecarrer les attaques des anticléricaux qui pleuvent abondamment sur l'Église en ces jours mauvais. Les Custodes se doivent, du mieux qu'ils peuvent, de rectifier toutes erreurs qui pourraient être véhiculées dans la société, sur l'Église catholique romaine, sur ses positions et sur sa morale. Répliquer par tous les moyens à leurs dispositions.
2- Cette deuxième garde doit faire de l'enseignement, soit pour de petits groupes de fidèles formés ça et là dans la société. Pour les théologiens qui en ont les compétences nécessaires, soit dans les séminaires et les écoles; pour les prêtres, soit dans l'église lors des homélies ou autres occasions propices; pour les autres membres, soit dans la vie de tout les jours. Il faut aussi bien instruire les autres membres de « TRIUM CANDORUM CUSTODIA ».
3- Si vous en avez le temps, impliquez-vous dans des œuvres charitables dignes de l'esprit évangélique, pour que vous puissiez garder un cœur de chair, attendrit par la misère et les souffrances du monde et vivre dans les fruits de la vrai foi. L'oeuvre "FONTANA", si il y en a tout près de vous seraient un bon choix, pour que vous puissiez communier entre frères et sœurs de la communauté et ainsi, pouvoir leurs venir en aide autant par votre charité, que par votre enseignement, quand le temps le permet.

Aquarii (Les porteurs d'Eau) : Cette troisième garde se rattache à la troisième blancheur, « AUXILIUM CHRISTIANORUM » (SECOURS DES CHRÉTIENS) « La Sainte Vierge Marie ». Elle est constituée de tout baptisés de l'Église catholique romaine, peu importe son rang dans l'Église (de simple fidèle jusqu'au Pape). Tous doivent être consacrés à cette communauté pour en faire partie, acceptés et vivres toutes ses règles.
1- Les membres de cette garde ont comme devoir dans leurs vies de tous les jours, dans leurs occupations et dans leurs professions, de vivre les valeurs chrétiennes et les règles de cette communauté. Par leurs droitures et leurs amours et par les fruits qu'ils répandent autour d'eux, qu'ils soient exemples, pour la société et le monde, de ce que sont de vrais catholiques, de vrais enfants de Dieu qui vivent pleinement leur amour et leur foi en Dieu, du matin jusqu'au soir, sans compromis. Par votre exemple, vous portez l'Eau vive dont tant de gens dans le monde ont le désir de recevoir, mais qui ne savent pas où la chercher.
2- Les Aquarii, doivent vivre pleinement leur foi en consacrant du temps aux bonnes œuvres, soit en visitant les malades, soit en aidant les pauvres, soit en visitant les prisonniers, soit en s'impliquant dans l'Église. Si vous avez appris à vivre modestement et que vous avez un surplus d'argent, donnez à ceux qui en ont vraiment besoin, c'est une offrande qui plait tant à Dieu et qui fait croître votre trésor dans les cieux. Si vous êtes assez nombreux, vous pouvez en votre région fonder de petites œuvres de charité, conforme à l'esprit des Évangiles, pour venir en aide aux miséreux et ainsi répandre l'Amour de Dieu et la foi que vous avez en Lui, vous la nommerez "FONTANA".
3- Autant que possible, soyez informés des positions officielles de l'Église catholique romaine, car en de très nombreuses occasions vous aurez la possibilité de la défendre et de défendre aussi votre foi en Dieu. Si tout près de vous se trouve la deuxième garde des Custodes, faîtes-vous enseigner ce qu'il sera utile de savoir, pour contribuer à la défense de votre Église et de votre Dieu, car il est une évidence, que de nos jours, votre foi, votre Église et votre Dieu, seront de plus en plus outragés et que vous aurez à les défendre.
Consécration sous l'esclavage de Marie d'après St-Louis Marie Grignon de Monfort
[Les pratiques intérieures]
51. De plus, prends bien garde de te faire violence pour sentir et goûter ce que tu dis et fais: dis et fais tout dans la pure foi que Marie a eue sur la terre, qu'elle te communiquera avec le temps; laisse à ta Souveraine, pauvre petite esclave, la vue claire de Dieu, les transports, les joies, les plaisirs, les richesses, et ne prends pour toi que la pure foi, pleine de dégoûts, de distractions, d'ennuis, de sécheresse; dis: Amen, ainsi soit-il, à ce que fait Marie, ma Maîtresse, dans le ciel; c'est ce que fais de meilleur pour le présent...
[Les pratiques extérieures]
60. Outre la pratique intérieure de cette dévotion, dont nous venons de parler, il y en a d'extérieures qu'il ne faut pas omettre ni négliger...
[La consécration et son renouvellement]
61. La première, c'est de se donner à Jésus-Christ, en quelque jour remarquable, par les mains de Marie, de laquelle on se fait esclave, et de communier à cet effet, ce jour-là, et le passer en prières : laquelle consécration on renouvellera au moins tous les ans, au même jour.
[L'offrande d'un tribut à la Sainte Vierge]
62. La seconde pratique, c'est de donner tous les ans, au même jour, un petit tribut à la Sainte Vierge, pour lui marquer sa servitude et sa dépendance : ç'a toujours été l'hommage des esclaves envers leurs maîtres. Or, ce tribut [est] ou quelque mortification, ou quelque aumône ou quelque pèlerinage, ou quelques prières. Le bienheureux Marin, au rapport de son frère, saint Pierre Damien, prenait la discipline publiquement tous les ans, au même jour, devant un autel de la Sainte Vierge. On ne demande ni conseille cette ferveur; mais, si l'on ne donne pas beaucoup à Marie, l'on doit au moins offrir ce qu'on lui présente avec un coeur humble et bien reconnaissant...
[La célébration spéciale de la fête de l'Annonciation]
63. La troisième est de célébrer tous les ans, avec une dévotion particulière, la fête de l'Annonciation, qui est la fête principale de cette dévotion, qui a été établie pour honorer et imiter la dépendance où le Verbe éternel se mit en ce jour, pour notre amour...
[La récitation de la Petite Couronne et du Magnificat]
64. La quatrième pratique extérieure est de dire tous les jours, sans obligation à aucun péché, si l'on y manque, la Petite Couronne de la Très Sainte Vierge, composée de trois Pater et de douze Ave, et de réciter souvent le Magnificat, qui est l'unique cantique que nous ayons de Marie, pour remercier Dieu de ses bienfaits et pour en attirer de nouveaux. Surtout, il ne faut pas manquer de le réciter après la sainte communion, pour action de grâces, comme le savant Gerson tient que la Sainte Vierge même faisait après la communion...
[Le port de la chaînette]
65. Le cinquième, c'est de porter une petite chaîne bénite au cou, ou au bras, ou au pied, ou au travers du corps. Cette pratique peut absolument s'omettre, sans intéresser le fond de cette dévotion; mais cependant il serait pernicieux de la mépriser et condamner, et dangereux de la négliger...
Voici les raisons qu'on a de porter cette marque extérieure : 1- pour se garantir des funestes chaînes du péché originel et actuel, dont nous avons été liés. 2- Pour honorer les cordes et les liens amoureux dont Notre Seigneur a bien voulu être garrotté, pour nous rendre vraiment libres; 3- comme ces liens sont des liens de charité, traham eos in vinculis caritatis, c'est pour nous faire souvenir que nous ne devons agir que par le mouvement de cette vertu. 4- Enfin, c'est pour nous faire ressouvenir de notre dépendance de Jésus et de Marie, en qualité d'esclave, qu'on a coutume de porter semblables chaînes. Plusieurs grands personnages, qui s'étaient faits esclaves de Jésus et de Marie, estimaient tant ces chaînettes qu'ils se plaignaient de ce qu'il ne leur était pas permis de les traîner publiquement à leur pied comme les esclaves des Turcs.
O chaînes plus précieuses et plus glorieuses que les colliers d'or et de pierres précieuses de tous les empereurs, puisqu'elles nous lient à Jésus-Christ et à sa sainte Mère, et en sont les illustres marques et livrées ! Il faut remarquer qu'il est à propos que les chaînes, si elles ne sont pas d'argent, soient au moins de fer, à cause de la commodité...Il ne les faut jamais quitter pendant la vie, afin qu'elles nous puissent accompagner jusqu'au jour du jugement.
Quelle joie, quelle gloire, quel triomphe pour un fidèle esclave, au jour du jugement, que ses os, au son de la trompette se lèvent de terre encore liés par la chaîne de l'esclavage, qui apparemment ne sera point pourrie ! Cette seule pensée doit animer fortement un dévot esclave à ne la jamais quitter, quelque incommode qu'elle puisse être à la nature.
ORAISON A JESUS
66. Mon aimable Jésus, permettez-moi de m'adresser à vous pour vous témoigner la reconnaissance où je suis de la grâce que vous m'avez faite, en me donnant à votre sainte Mère par la dévotion de l'esclavage, pour être mon avocate auprès de votre Majesté, et mon supplément universel dans ma très grande misère. Hélas! Seigneur, je suis si misérable que, sans cette bonne Mère, je serais infailliblement perdu. Oui, Marie m'est nécessaire auprès de vous, partout : nécessaire pour vous calmer dans votre juste colère, puisque je vous ai tant offensé tous les jours; nécessaire pour arrêter les châtiments éternels de votre justice que je mérite; nécessaire pour vous regarder, pour vous parler, vous prier, vous approcher et vous plaire; nécessaire pour sauver mon âme et celle des autres; nécessaire, en un mot, pour faire toujours votre sainte volonté et procurer en tout votre plus grande gloire.
Ah ! que ne puis-je publier par tout l'univers cette miséricorde que vous avez eue envers moi ! Que tout le monde ne connait-[il] que, sans Marie, je serais déjà damné ! Que ne puis-je rendre de dignes actions de grâces d'un si grand bienfait ! Marie est en moi, haec facta es mihi. Oh ! quel trésor ! Oh ! quelle consolation ! Et je ne serais pas, après cela, tout à elle ! Oh ! quelle ingratitude, mon cher Sauveur ! Envoyez-moi plutôt la mort que ce malheur m'arrive : car j'aime mieux mourir que de vivre sans être tout à Marie. Je l'ai mille et mille fois prise pour tout mon bien avec saint Jean l'Evangéliste, au pied de la croix et je me suis autant de fois donné à elle; mais, si je ne l'ai pas encore bien fait selon vos désirs, mon cher Jésus, je le fais maintenant comme vous le voulez que je le fasse; et si vous voyez en mon âme et mon corps quelque chose qui n'appartienne pas à cette auguste Princesse, je vous prie de me l'arracher et de le jeter loin de moi, puisque, n'étant pas à Marie, il est indigne de vous.
67. O Saint-Esprit ! accordez-moi toutes ces grâces et plantez, arrosez et cultivez en mon âme l'aimable Marie, qui est l'Arbre de vie véritable, afin qu'il croisse, qu'il fleurisse et apporte du fruit de vie avec abondance. O Saint- Esprit ! donnez-moi une grande dévotion et un grand penchant vers votre divine Epouse, un grand appui sur son sein maternel et un recours continuel à sa miséricorde, afin qu'en elle vous formiez en moi Jésus-Christ au naturel, grand et puissant, jusqu'à la plénitude de son âge parfait. Ainsi soit-il.
ORAISON
A MARIE
pour ses fidèles esclaves
68. Je vous salue, Marie, Fille bien-aimée du Père Eternel; je vous salue, Marie, Mère admirable du Fils; je vous salue, Marie, Epouse très fidèle du Saint-Esprit; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon coeur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre. Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplait à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira. Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de sa présence; que l'incendie de la charité de votre coeur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien; que vos vertus prennent la place de mes péchés; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur; que je n'aie point d'autre coeur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous.
69. Je ne vous demande ni visions, ni révélations, ni goûts, ni plaisirs même spirituels. C'est à vous de voir clairement sans ténèbres; c'est à vous de goûter pleinement, sans amertume; c'est à vous de triompher glorieusement à la droite de votre Fils dans le ciel, sans aucune humiliation; c'est à vous de commander absolument aux anges et aux hommes et aux démons, sans résistance, et enfin de disposer, selon votre volonté, de tous les biens de Dieu, sans aucune réserve. Voilà, divine Marie, la très bonne part que le Seigneur vous a donnée et qui ne vous sera jamais ôtée; et ce qui me donne une grande joie. Pour ma part, ici-bas, je n'en veux point d'autre que celle que vous avez eue, savoir : de croire purement, sans rien goûter ni voir; de souffrir joyeusement, sans consolation des créatures; de mourir continuellement à moi-même sans relâche; et de travailler fortement jusqu'à la mort, pour vous, sans aucun intérêt, comme le plus vil de vos esclaves. La seule grâce que je vous demande, par pure miséricorde, c'est que, tous les jours et moments de ma vie, je dise trois fois Amen: Ainsi soit-il, à tout ce que vous avez fait sur la terre, lorsque vous y viviez; Ainsi soit-il, à tout de que vous faites à présent dans le ciel; Ainsi soit- il, à tout ce que vous faites en mon âme, afin qu'il n'y ait que vous à glorifier pleinement Jésus en moi pendant le temps et l'éternité. Ainsi soit-il.
LE MAGNIFICAT
Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au coeur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, -- selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais !
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